Adapté de la nouvelle de Marius Von Mayenburg,
traduite par Jean-Pierre Morel (Ed. De l’Arche)
Procès en forme de marionnette
dans l’arrière-cuisine de l’apocalypse 60 min, déconseillé aux
moins de 12 ans
D’un côté la femme délaissée habite
un appartement aux murs décrépits, traversé de
courants d’air, tandis que dehors l’homme aux pigeons
s’accroche à un reste de nature dégradée
et maladive... L’homme et la femme sont acculés au désespoir
par la force de l’habitude, ils ne peuvent faire face au vide
qui creuse leur vie et à la surdité qui l’emplit.
Surdité face à la douleur de l’autre et surdité
face à sa propre douleur. Surdité qui masque et qui
exile… et qui guidera la mort dans la maison.
L’interprétation
se déroulera par le biais de l’enquête de police
et de la reconstitution du procès d’assises. Chacune
des deux comédiennes défendra son client au point que
le public ne sache plus faire la différence entre reconstitution
d’un fait passé et actions se déroulant dans le
présent ; au point de ne plus savoir quels sont les faits objectifs
et les interprétations subjectives ; au point de ne plus pouvoir
se situer dans la sphère de la faute et de la responsabilité...
et s’apercevoir que tout jugement est impossible ?
Interprétation :
Gaèle Cerisier, Maréva Carassou
Mise en scène : Frédéric Pichon
Création sonore : Kerfi Trouguer Construction décor :
Robin Lombardet et Raphaël Rialland
Construction marionnettes : Gaèle Cerisier
Vendredi 26 février
à 12h30 (Repas spectacle) et 19h00
(Apéro spectacle), au Petit Théâtre.